Depuis l’an 2000, le REN-LAC produit un rapport annuel sur l’état de la corruption au Burkina Faso. Ce rapport fait ressortir les résultats d’une enquête d’opinion des populations urbaines et semi-urbaines burkinabè sur la gestion du service public, procède ensuite à l’analyse des actions de lutte anti-corruption des acteurs étatiques et non étatiques et formule enfin des recommandations.
Pour l’année 2024, l’enquête d’opinion a couvert l’ensemble des 13 chefs-lieux de région et la ville de Pouytenga, contrairement à 2023 où les enquêteurs n’avaient pas pu se rendre à Dori, chef-lieu de la région du Sahel, à cause du contexte sécuritaire. Tirant donc leçon de cette expérience, le REN-LAC s’est appuyé en 2024 sur un groupe de deux enquêteurs locaux pour la collecte des données dans cette ville.
La démarche méthodologique a combiné les méthodes quantitatives et qualitatives. Dans le but d’avoir des résultats transposables à l’ensemble de la population, la méthode des quotas marginaux a été utilisée, permettant de toucher 2 941 personnes dont 50,5% de femmes. En outre, des entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de certains enquêtés afin d’approfondir les analyses quantitatives et capter les expériences de corruption vécues par les usagers.
Pour ce faire, les analyses ont associé statistiques descriptives et indices, notamment l’Indice synthétique de Perception de la Corruption (ISPC) et l’Indice composite de Mesure de la Corruption dans les Administrations publiques (ICMC-AP).