Textes Fondamentaux
Statut
Article 1 : il est créé une structure dénommée Réseau National de lutte Anti – Corruption en abrégé : REN-LAC
Article 2 : Le siège du Réseau est fixé à Ouagadougou. Il peut être transféré en tout autre lieu
du Burkina Faso si les circonstances l’exigent, sur décision de l’Assemblée Générale.
Article 3 : Le Réseau est une organisation non gouvernementale, indépendante, apolitique,
non partisane et sans but lucratif.
Il est la contribution de la société civile à la lutte contre la corruption au Burkina Faso. Cette contribution n’a pas pour effet de se substituer aux initiatives gouvernementales dans ce domaine mais de les compléter.
Article 4 : le Réseau a pour mission d’œuvrer pour la garantie de bonne moralité et de la transparence dans la gestion de la chose publique.
A ce titre il se fixe comme objectifs :
Article 5 : Le Réseau comprend des membres actifs, des membres d’honneur et des membres
observateurs.
Article 6 : Sont membres actifs, les organisations de la société civile qui ont participé à la
constitution du réseau.
Article 7 : Peuvent également être membres actifs toutes les organisations de la société civile
oeuvrant notamment dans les domaines des droits humains, du développement économique et social, de la culture…, qui en font la demande et qui s’engagent à inscrire parmi leurs préoccupations la lutte contre la corruption.
Article 8 : Peuvent être membres d’honneur les personnes physiques ou morales qui s’engagent à lutter contre la corruption ou qui de par leurs activités sont intéressées par la lutte contre la corruption et qui en font la demande.
Article 9 : Sont membres observateurs par cooptation de l’AG, sur proposition du Secrétaire
Exécutif les personnes morales qui, de par leur autorité morale (autorités coutumières et religieuses) ou de par leurs activités (certains services de l’Administration publique ou privée) sont des maillons nécessaires dans la lutte contre la corruption.
Article 10 : Les demandes d’adhésion ou de réintégration des membres actifs et d’honneur sont adressées au Secrétariat Exécutif qui prononce les admissions ou réintégrations à charge de ratification par l’Assemblée Générale.
Article 11 : Les organes du Réseau sont :
A- l’Assemblée Générale
Article 12 : L’Assemblée Générale est l’organe suprême du REN-LAC. Elle se compose de tous les membres du Réseau. Les membres actifs sont représentés par trois (3) délégués à l’Assemblée Générale tandis que les membres d’honneur et observateurs y sont représentés par un (1) délégué.
Les membres d’honneur participent à l’AG à condition qu’ils s’inscrivent au Secrétariat Exécutif au moins 7 jours avant la tenue de ladite Assemblée.
Seuls les membres actifs et les membres d’honneur ont voix délibératives.
Article 13 : L’Assemblée Générale tient une session une fois par an. L’Assemblée Générale est convoquée par le Secrétariat Exécutif dans un délai d’un (1) mois au moins, avec un ordre du jour bien précis. La durée d’une session ne peut être supérieure à trois (3) jours.
Lorsque les circonstances l’exigent, des sessions extraordinaires peuvent être convoquées. L’Assemblée générale Extraordinaire est convoquée par le Secrétariat Exécutif à son initiative ou sur demande de la moitié des membres à jour de leurs cotisations.
L’Assemblée Générale ne peut avoir lieu que si la moitié plus un des membres actifs et d’honneur sont présents. Lorsque le quorum n’est pas atteint, l’Assemblée Générale est convoquée une seconde fois dans un délai de deux semaines et se tient quel que soit l’effectif des membres actifs et d’honneur présents.
Article 14 : L’Assemblée Générale à l’occasion de chacune de ses sessions et pour la durée de celles-ci met en place son bureau qui se compose comme suit :
Article 15 : L’Assemblée Générale à chacune de ses sessions annuelles après discussion et adoption du rapport sur l’état de la corruption dans les différents secteurs de la vie nationale présentés par le Secrétaire Exécutif :
Article 16 : Chaque délégation à l’Assemblée Générale dispose d’une voix. Les décisions de l’Assemblée Générale sur les questions importantes sont prises à la majorité de 2/3 des membres présents et votants. Sont considérées comme questions importantes, l’admission de nouveaux membres, l’exclusion de membres, l’adoption du rapport sur l’état de la corruption dans les différents secteurs de la vie nationale, la modification des statuts, la dissolution du réseau.
Les membres observateurs ne prennent pas part aux votes.
B- La Commission de Contrôle
Article 17 : Les comptes annuels du REN-LAC sont soumis à l’examen de la Commission de Contrôle comprenant deux (2) commissaires aux comptes désignés par l’Assemblée Générale pour trois (3) ans renouvelables. La Commission doit présenter annuellement à l’Assemblée Générale les résultats de ses investigations sur la gestion financière du REN-LAC..
C– Le Secrétariat Exécutif
Article 18 : Le Secrétariat Exécutif est la structure de suivi de l’orientation stratégique et de contrôle de l’exécution des activités du Réseau.
A ce titre il est chargé :
Article 19 : Le Secrétariat Exécutif est composé de dix membres :
Article 20 : les membres du secrétariat Exécutif sont élus par l’Assemblée Générale parmi les représentants des membres actifs ou d’honneur. Leur mandat est de trois (3) ans renouvelable. Toutefois une même personne ne peut effectuer plus de deux mandats au poste de Secrétaire Exécutif.
La candidature d’un membre d’honneur à un poste du secrétariat Exécutif doit être parrainée par un membre actif.
Article 21 : Le Secrétaire Exécutif
Article 22 : Le Secrétaire Exécutif, les autres membres du secrétariat Exécutif doivent accomplir leurs missions en toute indépendance. Ils doivent s’abstenir de tout acte incompatible avec leur situation.
Article 23 : Le Secrétariat Exécutif est organisé de manière à pouvoir exercer pleinement ses fonctions. Il peut faire appel à des experts consultants d’organismes nationaux ou étrangers pour tout ce qui relève des missions du Réseau.
Article 24 : Le Secrétariat Exécutif se réunit une fois par mois en session ordinaire et chaque fois que de besoin.
Article 25 : Le Secrétariat Exécutif fait, au moins une fois par semestre, par voie de Presse, le bilan des activités du Réseau. Il fait notamment le point des cas de corruption identifiés et traités.
Article 26 : Le Secrétariat Exécutif peut être saisi par les personnes physiques ou morales, publiques ou privées de demandes d’enquêtes concernant des cas de corruption.
Le Secrétariat Exécutif peut également se saisir d’office d’affaires de corruption.
Article 27 : Les frais de fonctionnement du Secrétariat Exécutif et les salaires du personnel employé sont pris en charge par le budget du Réseau.
D– Les organes rattachés au Secrétariat Exécutif (Commissions spécialisées, Comité Scientifique, Comités Régionaux Anti-Corruption, Personnel permanent)
Article 28 : En vue de la réalisation des objectifs du Réseau, trois Commissions spécialisées qui constituent des groupes permanents de travail et de réflexion sont mis en place ; elles sont directement rattachées au Secrétariat Exécutif.
Les Commissions :
sont chargées de l’étude des dossiers qui leur sont soumis par le Secrétariat Exécutif.
Article 29 : Tous les membres reconnus du Réseau sont tenus de s’inscrire dans au moins une Commission.
Article 30 : Le Réseau peut faire appel à des personnes extérieures selon leurs compétences spécifiques pour renforcer les commissions ou pour effectuer des études spécifiques.
Article 31 : Les secrétaires en charge de l’information et de la communication, des études et contentieux et des enquêtes ont la responsabilité de l’animation des commissions dont ils assurent la présidence.
Article 32 : Il est créé un Comité Scientifique (CS). Le Comité Scientifique est l’organe consultatif du REN-LAC. Il est chargé de l’orientation et de la validation des thèmes et des résultats de recherches. Il est composé de neuf (9) membres.
Article 33 : Le Comité Scientifique (CS) relève du Secrétariat Exécutif à qui il rend compte des résultats de ses travaux par des rapports cirocnstanciés.
Article 34 : Il est créé des Comités Régionaux Anti-Corruption (CRAC) dans les régions administratives du Burkina Faso.
Le CRAC est un démembrement du REN-LAC dans une région. Il est constitué par les organisations membres du REN-LAC existant dans la région. Le nombre minimum requis pour la création d’un comité régional est de trois (3) organisations membres.
Article 35 : Les Comités Régionaux Anti-Corruption (CRAC) relèvent du Secrétariat Exécutif à qui ils soumettent leurs programmes d’activités et à qui ils rendent compte de l’exécution de leurs activités.
Article 36 : Il est recruté un personnel permanent, mis à la disposition du Secrétariat Exécutif. Le personnel permanent est la structure technique chargée de l’exécution des activités du réseau.
Sous la direction du Gestionnaire des Programmes, il est chargé de l’exécution quotidienne des activités du réseau que le Secrétariat Exécutif lui confie.
Article 37 : la mise en place, l’organisation et le fonctionnement des Commissions spécialisées, du Comité Scientifique, des Comités Régionaux Anti-Corruption et du personnel permanent seront précisés par le règlement intérieur.
Article 38 : Les ressources du Réseau sont constituées par les cotisations, dons, legs, subventions et toutes autres sources de financement qui n’aliènent pas l’indépendance du REN-LAC.
Article 39 : L’exercice financier commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.
Article 40 : Les comptes du Réseau sont soumis à l’audit annuel d’un cabinet d’expertise comptable indépendant.
Article 41 : Les fonds du Réseau sont déposés en banque dans deux catégories de comptes : les comptes principaux et les comptes secondaires.
Le Secrétaire Exécutif ou son Adjoint cosigne les chèques des comptes principaux avec le Trésorier Général ou son Adjoint.
Le Gestionnaire des Programmes cosigne avec le Comptable, les chèques des comptes secondaires.
Article 42 : la faute d’un membre du Réseau l’expose selon les cas aux sanctions suivantes :
l’avertissement, le blâme, la suspension, l’exclusion.
Article 43 : Sur décision de l’Assemblée Générale, le Réseau peut :
Article 44 : Dans le cadre de ses activités, le Réseau peut signer des contrats d’études ou de recherches avec d’autres organisations ou des personnes physiques.
Il peut mettre à la disposition de toute organisation ou de tiers des experts pour des durées déterminées.
Article 45 : Toute modification aux statuts sera ratifiée par l’Assemblée Générale à la majorité de 2/3 des membres présents et à jour de leur cotisation.
Articles 46 : La dissolution du Réseau ne pourra être prononcée qu’à la décision de la majorité de 2/3 des membres à jour de leur cotisation en Assemblée Générale extraordinaire convoquée à cet effet.
Le solde de la liquidation sera affecté à une autre association ou organisme existant ou à créer poursuivant les mêmes objectifs.
Article 47 : Un règlement intérieur viendra préciser en tant que de besoin les dispositions des présents statuts.
Ouagadougou, le 22 décembre 2006
Adoptés par l’Assemblée Générale Extraordinaire
Le Président de séance : Le Secrétaire Exécutif :
Kassoum KAMBOU Moctar ZONOU